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Copropriété

Changer de syndic de copropriété : la procédure

7 min de lectureMis à jour le

Le syndic de copropriété est désigné par l’assemblée générale des copropriétaires, pour un mandat d’une durée maximale de trois ans renouvelable. Pour en changer, il faut mettre plusieurs syndics en concurrence, inscrire la question à l’ordre du jour de l’assemblée générale, puis voter la désignation du nouveau syndic à la majorité de l’article 25 (majorité des voix de tous les copropriétaires). La copropriété est régie par la loi n° 65‑557 du 10 juillet 1965 et le décret n° 67‑223 du 17 mars 1967.

Relu par un professionnel de la gestion locative.

Mis à jour le 17 septembre 2026.

Sources officielles citées en bas de page.

Sommaire

Pourquoi et quand envisager de changer de syndic

Le syndic est le mandataire de la copropriété : il exécute les décisions de l’assemblée générale, gère les parties communes, prépare le budget et tient les comptes du syndicat des copropriétaires. Lorsque les copropriétaires estiment que cette mission n’est pas remplie de façon satisfaisante, ou simplement qu’une autre offre est plus adaptée, ils peuvent décider d’en changer. Le suivi technique de l’immeuble est souvent le point qui fait la différence ; l’Atlas du bâtiment décrit ce qu’on est en droit d’attendre d’un syndic sur ce terrain dans le rôle du syndic dans le suivi technique d’un immeuble.

Le mandat de syndic a une durée maximale de trois ans, renouvelable. Le moment le plus simple pour changer est la fin de ce mandat : il suffit alors de ne pas le renouveler et de désigner un nouveau syndic lors de la même assemblée générale. Anticiper cette échéance permet d’organiser sereinement la mise en concurrence et la transition.

Que l’on souhaite un accompagnement plus réactif, une meilleure tenue des comptes ou une gestion de proximité, la démarche reste encadrée par la loi de 1965. Pour comprendre l’ensemble de la fonction, un syndic de copropriété à Paris et en Île‑de‑France peut présenter en détail son organisation et ses engagements avant tout changement.

Mettre les syndics en concurrence

Avant tout vote, la copropriété doit comparer plusieurs offres. Le conseil syndical joue ici un rôle central : il prépare la mise en concurrence en sollicitant plusieurs syndics et en demandant à chacun un projet de contrat détaillant les prestations et leur périmètre. Cette comparaison éclaire le vote de l’assemblée générale.

La mise en concurrence porte sur le contenu du contrat : étendue de la gestion courante, prestations particulières, modalités de tenue des comptes et de communication avec les copropriétaires. Comparer des projets de contrat sur une base homogène permet de choisir en connaissance de cause plutôt que sur un seul critère.

Pour obtenir un projet de contrat clair et discuter des modalités de reprise, la copropriété peut s’adresser directement à un professionnel spécialisé dans le fait de changer de syndic. Un échange préalable aide le conseil syndical à préparer un dossier solide à présenter aux copropriétaires.

Inscrire la désignation à l’ordre du jour

La désignation d’un nouveau syndic ne peut être votée que si la question figure à l’ordre du jour de l’assemblée générale. Tout copropriétaire, comme le conseil syndical, peut demander l’inscription de cette question à l’ordre du jour dans les conditions prévues par le décret n° 67‑223.

La demande d’inscription doit être adressée en temps utile pour figurer dans la convocation. Il est prudent d’y joindre le ou les projets de contrat des syndics pressentis, afin que les copropriétaires disposent de tous les éléments avant le vote. La transparence sur les offres renforce la légitimité de la décision.

Le conseil syndical, qui prépare la mise en concurrence, est souvent le mieux placé pour porter cette inscription et présenter les candidats. Un syndic de copropriété retenu à l’issue de la comparaison sera ensuite soumis au vote de l’assemblée.

Le vote en assemblée générale : article 25 puis 24

La désignation du syndic se vote à la majorité de l’article 25, c’est-à-dire à la majorité des voix de tous les copropriétaires, présents, représentés ou absents. Cette majorité se calcule sur l’ensemble des tantièmes du syndicat, et non sur les seuls présents.

Si cette majorité n’est pas atteinte, mais que le projet a recueilli au moins un tiers des voix de tous les copropriétaires, l’assemblée générale peut procéder immédiatement à un second vote à la majorité de l’article 24, soit la majorité des voix des copropriétaires présents et représentés. Ce mécanisme de passerelle facilite la prise de décision.

Une fois le nouveau syndic désigné, l’assemblée approuve son contrat et fixe la durée de son mandat, dans la limite de trois ans. La décision est consignée au procès-verbal, qui constitue le point de départ officiel de la nouvelle gestion.

Les étapes pour changer de syndic

ÉtapeQui agitContenu
1. Mise en concurrenceConseil syndicalSolliciter plusieurs syndics et comparer les projets de contrat
2. Inscription à l’ordre du jourCopropriétaire ou conseil syndicalDemander l’ajout de la question à la convocation
3. Convocation de l’AGSyndic en placeEnvoyer l’ordre du jour et les projets de contrat
4. Vote de désignationAssemblée généraleMajorité de l’article 25, puis article 24 si un tiers atteint
5. Fin de l’ancien mandatSyndicatNon‑renouvellement en fin de contrat ou révocation motivée
6. TransitionAncien et nouveau syndicRemise des archives, comptes et fonds de la copropriété

Non‑renouvellement ou révocation en cours de mandat

Deux situations doivent être distinguées. Le non-renouvellement, ou la résiliation en fin de contrat, consiste à laisser le mandat arriver à son terme sans le reconduire : c’est la voie la plus simple, qui évite les frais liés à une rupture anticipée. Elle suppose d’anticiper l’échéance pour désigner le nouveau syndic à la même assemblée.

La révocation en cours de mandat est possible, mais elle doit être motivée : l’assemblée générale doit justifier la décision par des manquements du syndic dans l’exécution de sa mission. Cette exigence de motivation protège l’équilibre du contrat et limite les ruptures injustifiées.

Le choix entre ces deux voies dépend du calendrier et de la situation de la copropriété. Faire coïncider le changement avec la fin du mandat reste la solution la plus économique. Pour arbitrer, un accompagnement par un syndic à Paris et en Île‑de‑France permet de sécuriser le calendrier de reprise.

Organiser la transition

Une fois le nouveau syndic désigné, l’ancien doit transmettre l’ensemble des documents de la copropriété : archives, carnet d’entretien, contrats en cours, comptes et fonds détenus pour le compte du syndicat. Cette remise organise la continuité de la gestion et conditionne le bon démarrage du nouveau mandat.

Le conseil syndical veille au bon déroulement de cette passation et à ce que le nouveau syndic dispose rapidement de tous les éléments nécessaires. Une transition maîtrisée évite les interruptions dans la gestion des parties communes et le suivi des prestataires.

Le changement de syndic n’a pas d’incidence sur les baux en cours : les locataires restent liés à leur bailleur. Un propriétaire qui loue dans la copropriété peut par ailleurs s’appuyer sur un service de gestion locative pour articuler les décisions de copropriété avec la relation locative.

Questions fréquentes

Qui peut demander à changer de syndic ?
Tout copropriétaire, comme le conseil syndical, peut demander l’inscription de la désignation d’un nouveau syndic à l’ordre du jour de l’assemblée générale. La décision appartient ensuite à l’assemblée.
À quelle majorité vote-t-on la désignation du syndic ?
La désignation se vote à la majorité de l’article 25, soit la majorité des voix de tous les copropriétaires. Si cette majorité n’est pas atteinte mais qu’un tiers des voix est réuni, un second vote a lieu à la majorité de l’article 24.
Faut‑il obligatoirement mettre les syndics en concurrence ?
La mise en concurrence permet de comparer plusieurs projets de contrat avant le vote. Le conseil syndical la prépare et sollicite plusieurs syndics afin d’éclairer le choix de l’assemblée générale.
Peut‑on révoquer le syndic en cours de mandat ?
Oui, mais la révocation en cours de mandat doit être motivée par des manquements du syndic. À l’inverse, le non-renouvellement en fin de contrat ne nécessite pas de motivation et évite les frais d’une rupture anticipée.
Quelle est la durée du mandat d’un syndic ?
Le mandat de syndic a une durée maximale de trois ans, renouvelable. L’assemblée générale fixe la durée retenue lors de la désignation, dans cette limite.
Que devient l’ancien syndic après le changement ?
L’ancien syndic doit transmettre au nouveau l’ensemble des archives, comptes et fonds de la copropriété. Cette passation assure la continuité de la gestion des parties communes.

Sources officielles

  1. Loi n° 65‑557 du 10 juillet 1965 (copropriété) — Légifrance (nouvelle fenêtre)
  2. Décret n° 67‑223 du 17 mars 1967 — Légifrance (nouvelle fenêtre)
  3. Changer de syndic de copropriété — service-public.gouv.fr (nouvelle fenêtre)

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